Mobilisation du 9 octobre 2018 et perspectives

La journée de mobilisations du 9 octobre visant la conquête du progrès social, a été décidée fin août en intersyndical : CGT, FO, SOLIDAIRES, FIDL, UNL, UNEF avec un tract commun.La préparation a été travaillé par les organisations, dans les syndicats au plus près des salarié-e-s, avec des initiatives diverses.

La démarche de préparation à la mobilisation du 9 octobre a permis que cette journée soit en termes de chiffres une réussite, plus de 305 473 (retour au 10/10/2018 matin) manifestants sur tout le territoire ; pour rappel le 19 avril le chiffre était de 308.925 et 41 529 le 28 juin.

De nombreux arrêts de travail ont été déposés, pour lesquels nous avons besoin des remontées d’informations sur le taux de gréviste, afin d’affiner l’analyse.

Pour beaucoup d’organisations, sur cette journée, la constante est une grande satisfaction des camarades qui ne s’attendaient ni à l’ampleur, ni à l’ambiance. Manifs dynamiques et très bonne ambiance (les mots utilisés sont très enthousiastes, y compris pour des organisations qui faisaient remonter une certaine morosité ces derniers temps). Certaines organisations considèrent qu’il s’agit de la meilleure mobilisation de l’année (Limoges).

Les militants, les syndiqués et les salariés ont répondu présents. De nombreux secteurs étaient représentés, le public et le privé, les retraités, privés d’emploi et par endroit une bonne représentation des jeunes.

L’ambiance générale était dynamique, avec une forte présence de la CGT dans les cortèges.La préparation de la journée ainsi que la présence dans les cortèges pour les autres organisations syndicales n’ont pas été partout à la hauteur des enjeux.

Le travail en amont a permis par exemple :

  • les banderoles par établissement avec leurs propres revendications (Annecy)
  •  Des prises de parole par profession devant des sites ciblés (gare, pôle emploi, Carsat, inspection académique, sécurité sociale) à Gap.
  • Des fermetures d’usine comme à SEPR dans le Vaucluse (90 % de grévistes) ou un centre d’appel dans la Vienne, dont l’AG des salariés a reconduit la grève…
  • Des pique-niques solidaires ou barbecue devant la préfecture comme à Ajaccio.
  • Blocage de la plateforme portuaire de Rouen par les dockers et portuaires du Havre et de Rouen.
  • Des initiatives en amont de la manifestation, comme dans les Yvelines rassemblement des cheminots, UL/UD pour le maintien des guichets à Versailles, devant l’hôpital de Rambouillet, aux Mureaux devant la mairie avec le syndicat pour le maintien du service d’aide à domicile aux personnes âgées.
  • Des taux de grévistes intéressants à la SNCF après les 3 mois de luttes du printemps. Des baisses de charges dans de nombreux sites de production EDF.

Ces mobilisations ont permis aussi d’exprimer les revendications locales, professionnelles, et d’agréger les luttes dans un mouvement national.

Partir de ce que l’on vit à son travail, de ses revendications pour rassembler sur des revendications communes à toutes et tous, salaire, emploi, conditions de travail, le maintien de la sécurité sociale, et des services publics.

La contestation sociale est toujours présente, et la CGT doit œuvrer pour continuer dans cette dynamique. Le programme du gouvernement s’attaquant à la retraite et l’assurance chômage doit nous inciter davantage à une communication plus large, auprès de nos syndiqués et des salariés, mais en parallèle nous devons amplifier la formation des militants qui est un levier essentiel dans notre rapport aux salariés et dans notre démarche.

Il nous faut également travailler le renforcement de la CGT comme point d’appui de l’élévation du rapport de force.

Une démarche d’ancrage à l’entreprise qui s’amplifie, et qu’il faut poursuivre sur la question des suites de la mobilisation avec les militants, les syndiqué-es, les salarié-es les jeunes, les privés d’emploi et les retraités dans l‘unité la plus large possible.

Une intersyndicale confédérale au siège de la CGT est programmée lundi 15 octobre, afin de mettre en perspective les suites de la mobilisation interprofessionnelle.

Plusieurs initiatives à caractères différents sont inscrites dans le paysage : 18 octobre mobilisation unitaire des retraités, 25 novembre une journée nationale contre les violences faites aux femmes, 1er décembre manifestation nationale des privés d’emplois et précaires.

Le mécontentement grandit contre les politiques régressives du gouvernement et du patronat, la CGT a des propositions ambitieuses pour de nouveaux droits, faisons les connaitre largement pour construire la riposte.

 

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